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GUERNES ENVIRONNEMENT

association de Loi 1901

 

Siège social : 23 rue Emile Ledebt

78520 Guernes

 

Cotisations :

personne physique  : 8 €

personne morale     : 15 €

 

 

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SABLIÈRES

 

 

GUERNES-ENVIRONNEMENT


Problèmes posés lors du comité de suivi de la CSS

à Sandrancourt, novembre 2006


Nous abordons successivement trois sujets : "Les éternelles remarques sur la Commission", "L'extension du plan d'eau des Bastilles " et "les Matériaux de remblai"


  1. Eternelles remarques

Une fois de plus, l'association guernes-Environnement conteste la "forme" de la commission locale de concertation et de suivi :


    • elle est proposée par l'industriel à sa date, dans ses locaux, présidée et animée par l'industriel qui en fait lui-même le compte-rendu.

    • elle se compose d'un nombre étonnant de participants (une quarantaine d'invités, une vingtaine de présents). En cas de vote on ne sait plus qui sont les représentants ayant droit...

    • elle est suivie d'un compte-rendu restrictif. Un exemple : Un réaménagement des voies sur berges avait été demandé et obtenu par l'Association Guernes-Environnement. Cet accord oral ne figure dans aucun compte-rendu!


Une Commission Locale d'Information et de Surveillance (CLIS) se doit d'être indépendante.



  1. L'extension du Plan d'eau des Bastilles


Les contradictions de la dernière enquête publique :


  • Le Commissaire enquêteur se contredit.

Il assure aux habitants que "les abords de Flicourt retrouveront leur vocation agricole, le paysage retrouvera son aspect original". Or, en conclusion il "accepte un plan d'eau".


  • Les contradictions avec les textes:

Rappel :

    • L'arrêté ministériel de juillet 1995 autorise l'exploitation de la carrière

    • L'arrêté préfectoral du 18 décembre 1997 est pris en complément. Il définit les conditions d'exploitation et de réaménagement. Il impose des prescriptions pour la remise en état du site.

    • Le Maire de Guernes, M. Messin signe une convention avec l'industriel le 10 avril 1996


Le premier projet prévoit 2 plans d'eau : un au nord et un autre à l'ouest de la ferme de Flicourt.

Le projet définitif, sous la pression de la propriétaire de la ferme, Mme Chrétien, alors maire de Guernes et l'Association, supprime les plans d'eau et le Préfet met en place les moyens de contrôler la nature et la provenance des remblais.

Le 22 mars 1996, le Conseil municipal, auquel participe M. Enault, actuel maire de Guernes, vote " la convention aménagement et environnement avec la CSS qui stipule :

- "aucun plan d'eau nouveau ne sera créé autour de la ferme de Flicourt".


Aujourd'hui un comité de suivi "maison" "vote" à la sauvette la création d'un plan d'eau...sans dossier ni étude d'impact et en totale contradiction avec les textes ???!!!??. Le site est classé dans le réseau Natura 2000 depuis avril 2006. Toute action mise en œuvre a un effet important et durable sur le milieu naturel.


De plus, la demande d'extension du plan d'eau n'est pas dans le dossier présenté à l'enquête publique : iI y a là détournement du contenu du dossier d'enquête publique.

L'industriel s'appuie sur la demande de l'association de pêche "Le Brocheton des bras de Guernes" qui n'est aucunement propriétaire des terrains. On peut également constater qu'il rajoute la parcelle A 29 (maîtrise foncière CSS) sans qu'elle soit demandée par les pêcheurs (peut-on autoriser ce qui n'est pas demandé?). Il n'y a pas d'avis des services de l'état, de l'hydrogéologue, du PNR, de la commission des carrières etc..


    Détournement de la vocation du site qui, après exploitation, doit être rendu en espaces naturels ou agricoles.

Le projet des pêcheurs crée une zone de loisirs autour du plan d'eau des Bastilles. (Présence de voitures, barbecues, tentes, etc...). Il s'agit d'une remise en question de l'étude d'impact de la CSS tel qu'elle a été proposée lors de la demande d'exploitation.

Le site des Bastilles est un bien public cédé à une association privée qui en tire des revenus interdisant à toutes autres personnes la possibilité d'y pêcher. La taxe annuelle "étang des Bastilles" s'élève à 33 euros. On peut aussi se poser la question : si actuellement, le site est "géré" par les pêcheurs, qu'adviendrait-t-il à son abandon?


 


  1. Les matériaux de remblai



La réunion de novembre 2006 dans les bureaux de la CSS se poursuit par une visite sur le terrain. Outre les représentants des carriers, sont présents : 2 représentants associatifs, une représentante de la DIRE, un de la DDE et un représentant de la chasse. C'est en compagnie de cette trop maigre délégation au regard de l'assemblée présente dans les locaux CSS que nous avons constaté des manquements graves à l'arrêté préfectoral : dans les remblais il y a des plastiques, du carrelage, d'une bâche de ravalement bleue et blanche, du bois ...

Les carriers sont astreints à un remblayage respectueux du sol et du sous-sol par la convention de remise en état:

L'arrêté préfectoral du 18 décembre 1997 définit ces matériaux de manière précise et restrictive :

  • "le remblayage de la carrière ne doit pas nuire à la qualité et au bon écoulement des eaux"

  • "terres naturelles, matériaux de terrassement, d'apport et de découvertes, inertes. Ils sont, si nécessaires, préalablement triés de manière à garantir cette qualité. En particulier, sont interdits des déchets tels que bois, métaux, plastiques, papiers, etc...".



L'industriel, pour se défendre, joint à son compte-rendu un "Extrait du guide des bonnes pratiques d'élimination des déchets du BTP (juin 2004)".La réponse de Guernes-Environnement :

    • un guide n'est pas règlementaire,

    • ce guide concerne les installations de stockage, plus exactement ce sont les consignes que doivent suivre les acteurs du BTP pour la mise en décharge de leurs déchets. Le site naturel de la Boucle de Guernes n'est pas classé comme installation de stockage de déchets.

Certaines carrières sont autorisées après tri, à stocker des déchets inertes. Or Guernes n'est pas dans la liste des sites susceptibles d'accueillir des inertes de chantier. Pour la région ouest, sont habilitées les carrières suivantes : Le Rheu, Freneuse, Mantes, Flins, Paris (Port Victor, Tolbiac), Soucy, Bernière,...). (Voir site internet Lafarge Batissor).

 

 

 

Lundi 22 janvier 2007

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 CELA NE SEMBLE PAS POUVOIR S'ARRETER.

 

Un nouveau projet, qui semble oublier toute la caractéristique de la boucle de Guernes et son entité paysagère est en voie de discussions.

Le conseil municipal a voté pour une "étude de la demande des sablières de la Seine" à la création d'un nouveau plan d'eau qui n'a pour but que de s'affranchir de coûteux et néanmoins contractuels travaux de remblaiements et de remise en état du site !

Cette demande, qui n'est pas même mentionnée dans l'avis d'enquête publique du mois de Juin dernier, est incongrue. l'association de pêche demande un plan d'eau supplémentaire au déjà premier site de pêche en terme de longueur de rives de toute l'ile de France ! Il nous semble étonnant de voir cette même association s'interesser à un terrain PRIVÉ en toute spontanéité. Il est clair que les berges de Seine, interdite à la circulation automobile, sont déjà considérées comme la propriété exclusive du "brocheton de Guernes". La circulation des véhicules de pêcheurs y est importante et incessante. Guernes Environnement a fait part à M. le Maire de son étonnement à ce sujet.

Guernes est historiquement un village de pêcheur et son nom évoque les plus belles parties de pêches pour les pêcheurs franciliens. Mais cela ne reste qu'un de ses attraits. Parmi nos plus belles promenades, qui sont aujourd'hui en otage pour encore quelques années, certaines sont grandement menacées de disparition définitive par le non respect des engagements et les projets "inutiles".

L'association travaille à demander aux interlocuteurs les plus responsables, les vrais motifs de cette soudaine envie de plan d'eau un peu vite accepté à l'étude en conseil municipal

Mardi 5 décembre 2006

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Ouverture de l'enquête publique de la Compagnie des Sablières de la Seine le 22 mai 2006 pour une demande de prolongation de son exploitation


La communication sur cette enquête publique est très limitée: pas un mot dans le bulletin municipal, dossier (énorme) impossible à lire d'autant que les horaires de consultation sont très réduits. Les Guernois mal informés seront mis devant un fait accompli.

La concession des Sablières qui portait sur 10 ans était prévue comme suffisante à l'exploitation du site de Guernes. Au vu de la technicité de l'entreprise, ses erreurs d'exploitation et ses justifications sur leur retard semblent peu convaincantes.

Un des enjeux essentiels que pose cette demande de prolongation est la privation à plus long terme de la jouissance d'une partie importante du village. La Seine est comme le miroir du village et cette absence est dommageable pour les habitants du village.

Les réaménagements ne sont pas conformes à ce que l'industriel s'était engagé à réaliser lors de la première demande d'extension (1993) : échec de la création d'un "parc des milieux naturels de la vallée de la Seine à Guernes" malgré les sommes énormes versées par les contribuables.

Peut-on donner quitus pour une extension?

La position de l'association

Pour nombre d'engagements non respectés du fait du demandeur, le bureau s'oppose de principe à la demande de prolongation telle que proposée , oriente son avis vers l'obtention d'une date butoir, celle-ci ne pouvant excéder une période de cinq années.
Au plan juridique, l'autorisation ne peut être refusée puisque cette possibilité est inscrite dans l'arrêté ministériel de 1993. Cependant, l'autorisation d'extension a été donnée alors en s'appuyant sur un Plan d'Intérêt Général (PIG) avant la création du Parc Naturel Régional du Vexin Français auquel la Commune de Guernes est adhérente. L'association rappelle que l'existence d'un P.I.G pour accorder une autorisation d'ouverture de nouvelles carrières n'est pas possible sur le territoire d'un Parc naturel régional puisque celui-ci est régi par sa charte et non par le code minier.
Mardi 20 juin 2006

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